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59660 HAVERSKERQUE.

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Haverskerque au XIXe siècle

En 1806, Haverskerque qui s’étend sur 924 hectares, compte 260 maisons et 1366 habitants, en 1827, 1643 puis 1864 dont 280 indigents et 70 mendiants.

La commune qui n’a jamais dépassé les deux mille habitants , est essentiellement rurale : les terres labourables représentent 70% de la superficie totale de la commune. On cultive à Haverskerque, le froment, le seigle, l’orge d’hiver, l’avoine, le trèfle, le lin, le blé millet, la pomme de terre mais essentiellement le blé, le tabac et les fèves. La principale industrie est le filage et la fabrication de toiles. On y compte deux brasseries et trois moulins à blé.

Les poids et mesures varient localement
La longueur se mesure en aune qui vaut 0,620m à Cassel, 0,715m à Hazebrouck ...pas moins de 18 valeurs dans le Nord
La surface en mesure et bonnier. La mesure vaut 25,54 ares, le bonnier vaut 1,49 hectare
Le poids s’exprime en livre. La livre vaut 431 grammes à Merville, 427 à Hazebrouck. La pise ou poise employée pour le beurre et le fromage vaut 48,95 kg
La capacité s’exprime en razière qui change de valeur suivant qu’on mesure le grain, la chaux, le sel ou le liquide.

En 1789, la cahier de doléances du village suggère : « qu’il soit fait un pavé qui traverse cette paroisse et la forêt de Nieppe depuis Saint Venant jusqu’à Morbecque » . Les travaux commencèrent en 1790 mais seront arrêtés faute d’argent. Ce n’est qu’en 1793 que le conventionnel Carpentier sera chargé des premières démarches. La nationale 16, devenue départementale 916 et qui traverse la commune, la Croix Mairesse, (Croix Mairesse = surprenante déviation par la Croix du Marais), la forêt de Nieppe, n’a été achevée que sous la Restauration, au début du XIXe siècle.

En juillet 1816 , le préfet du Nord ordonne une battue dans la forêt de Nieppe pour la destruction des loups , toutes les communes avoisinant la forêt dont Haverskerque, Thiennes, sont dans l’obligation de fournir des traqueurs et bons tireurs.

Sous l’Empire (1846), des voitures ou « carrosses » d’eau , véritables diligences fluviales, acheminent chaque jour les voyageurs de Armentières à Aire et desservent entre autres, Haverskerque deux fois par semaine. Au début, ce sont de simples batelets, puis leur forme devient plus élégante, on les peint de couleurs vives, on les décore de fleurs et de verdure, on couvre l’espace voyageurs, on y aménage des galeries éclairées de fenêtres vitrées ...

En 1879, l’application de la loi Freycinet à la Lys , permet la transformation des barrages simples qui consomment beaucoup d’eau, en écluses en sas, l’approfondissement et l’élargissement du lit de la Lys et la rectification des traversées de villes (Saint-Venant et Merville) afin de permettre le passage de gros bateaux de 280 tonnes. On retrouve le cours naturel de la Lys présentant de nombreux méandres sous le nom de Vieille-Lys tantôt au Nord, tantôt au Sud du canal qu’il franchit par des siphons.

En décembre 1813, le député Lainé dénonce les excès de la conscription « odieux fléau », qui « trois fois par an, moissonne la jeunesse ». Ce ras le bol des guerres napoléoniennes, le jeune paysan royaliste de Merville, Louis Fruchard, alias Louis XVII, le traduit par une lutte ouverte et organisée contre l’empereur, affichant sa devise sur son chapeau : « Je combats pour Louis XVII ». Ralliant tous les réfractaires qui accourent vers lui, il transforme la Flandre intérieure en petite Vendée du Nord, avec la complicité, dans l’ensemble, de la population. Fruchart et ses partisans qui se cachent dans la forêt de Nieppe, s’y entraînent et s’y regroupent après chaque coup de main, entravent l’action des colonnes de garnisaires, ces soldats qui réquisitionnent chevaux et approvisionnements dans les villages comme en avril 1815 à Haverskerque et défient avec panache les troupes régulières. En novembre 1816 avec le retour de Louis XVIII, il sera décoré de la Légion d’Honneur ! Et nommé garde du corps en 1824 par Charles X.

En 1880, le village est rattaché à la poste de Saint-Venant (2km) au lieu d’Hazebrouck (10km), le facteur ayant à faire trop de kilomètres par jour (40km).

En 1888 , la commune crée dans le village un emploi saisonnier de garde messier pour surveiller les moissons d’août à septembre, le garde champêtre ne pouvant pas suppléer à la tâche.

En 1910, forage d’un puit à la Croix-Mairesse, point le plus élevé du territoire, pour alimenter en eau potable 21 ménages.